Photographie: Un Art, Une Passion

Le Photographe est-il condamné à ne plus vivre de son art?

Autrefois, les artistes peintres, les écrivains, les sculpteurs, les musiciens, etc., étaient considérés comme des rêveurs et n'avaient donc pas accès à la monétisation de leurs œuvres pendant leur existence. Celles-ci ne prenaient valeur qu'après la disparition de leurs créateurs. Depuis le début du 20ème siècle, les artistes ont commencé à enfin pouvoir monnayer leurs dons et pour certains d'en vivre probablement grâce à la photographie qui était devenu un vecteur de communication. Pourtant aujourd'hui, le photographe que je suis, s'interroge sur le vecteur commercial de son art.

Selon-vous, est-il légitime qu'un photographe veuille vivre de son art?

Répondez à cette question en bas de page ! Merci !

Un photographe bien connu

Robert Doisneau, à mon sens un des plus grands photographe de son époque et rendu célèbre grâce à sa photo "les amoureux", maîtrisait cet art à la perfection. Pour contempler ses photos, il fallait se déplacer lorsqu'il faisait une expo ou bien acheter ses livres remarquables pour celui qui apprécie la photographie. Il a su nous montrer le monde avec son œil et son cœur. Il en vivait et il en vivait même bien. Doisneau faisait tout ce que doit faire un photographe: être témoin de son époque et saisir les émotions de l'instant où il appuyait sur le déclencheur.

Photographe ou Graphiste?

Aujourd'hui, à l'heure d'Internet et du numérique, les progrès considérables réalisés par les fabricants d'appareil de photos à des prix accessibles pratiquement à tous, l'affluence énorme de photos sur le Web font que le photographe professionnel ou amateur expérimenté est devenu davantage un "graphiste" qu'un rapporteur d'émotions par l'image. On prend une photo, on la télécharge sur l'ordinateur et si elle n'est pas terrible, on la transforme en lui apportant des couleurs, en la coupant, en la ré-découpant, en la trafiquant, bref en la vidant de toutes ses substances émotives... Il est évident que c'est aussi un art mais que je ne ressens ni ne reconnais pas, personnellement, comme étant de la photographie.

Témoins de l'instant présent...

Pour moi, comme je l'ai écris dans mon précédent article "Photographe dans l'âme", le photographe est un témoin d'un évènement quel qu'il soit à un instant "T" dans un lieu "X". Ce peut être un paysage ou tout évènement de la vie en général. Le "plus" qu'apporte le photographe professionnel ou amateur confirmé est la petite chose qui FAIT la photo et qui n'apparaît pas forcément au photographe Lambda.

Pour en revenir à Robert Doisneau (visitez le blog qui lui est consacré) il savait voir le petit détail, souvent humoristique, qui allait FAIRE toute la réussite de la photo... Je vous assure que certaines m'ont fait éclater de rire ! D'autres sont beaucoup plus réalistes où l'on sent la tragédie du moment.

Un long chemin qui ne s'arrête jamais...

Si Doisneau est devenu un guide pour moi, celui qui m'a incité à apporter un autre regard sur mon environnement, je n'ai nullement la prétention d'en être son élève. J'essaie comme lui, de transmettre l'émotion du moment.

J'ai fait de nombreuses photos que vous pourrez voir sur ce blog qui n'ont pas le même intérêt que celles de Doisneau mais dont la beauté d'un lieu, d'un paysage, d'une fleur sont là pour nous rappeler que Dame Nature est toujours aussi belle et qu'il est primordial de la protéger. Puisez-y l'émotion que je ressentais à cet instant. Chaque jour j'apprends davantage, chaque jour je poursuis le chemin d'apprentis sachant que celui-ci ne s'arrête jamais.

L'artiste Peintre vend ses toiles, le Photographe vend ses clichés...

Selon-vous, est-il légitime qu'un photographe veuille vivre de son art?

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Certains pourront être étonnés que je veuille vendre mes photos alors qu'il est possible d'en trouver des millions gratuitement sur la toile. Je suis en partie d'accord, dans le sens où celles-ci viennent de sites ou de réseaux sociaux que je ne nommerai pas qui s'approprient les photos de leurs membres en leur faisant accepter leurs conditions de dépôts de photos de façon à les dépouiller de tous leurs droits de sorte qu'il est impossible aux auteurs de récupérer leurs droits sur leurs clichés.
Ces réseaux sociaux revendent leurs fichiers à des sites spécialisés dans la vente de photos en ligne. Donc, on peut considérer qu'une grande partie de ces millions de photos sont volées et que celles que l'internaute achète sur ces sites de ventes en ligne peut être considéré comme un receleur.
Bien qu'ayant moi aussi mis des photos sur certains de ces réseaux, j'ai décidé de ne plus le faire. Il n'y a pas de raison que l'on me vole mes photos pour en faire je ne sais quoi... Si tout le monde en faisait autant, ça couperait l'herbe sous le pied de ces voleurs de photos.

Pas de vente directe mais un service d'abonnements...

Il est donc normal qu'un photographe, comme tout autre individu de toutes professions ou passions confondues, veuille pouvoir vivre de son activité.
En ce qui me concerne, plutôt que de vendre mes photos à l'unité ce qui, techniquement, est assez lourd à mettre en place, je propose différents abonnements à la durée qui permettent à ceux qui veulent s'abonner, de télécharger en illimité toutes les photos qu'ils souhaitent. Mais attention ! Il ne s'agit pas de vente mais seulement d'un service que je propose à mes abonnés ! Les droits d'auteurs restant l'entière propriété des Éditions PND et du collectif des photographes du blog. L'internaute abonné peut s'affilier au blog et percevoir des commissions sur les abonnements qu'il aura généré. (Voir CGV Cliquer ici)

La photothèque contient encore peu de photos (750 environ au dernier pointage) mais elle s'enrichit régulièrement au moins une fois par mois. Mon objectif est qu'à la fin de l'année 2012, l'internaute puisse avoir un choix d'environ 2.000 photos et de 10.000 photos fin 2013.

Les photos d'autres photographes sont aussi les bienvenues !

Le collectif des photographes percevra 50% du chiffre d'affaire annuel de la totalité des abonnements. Ces 50% seront ensuite répartis au prorata du nombre de photos que chaque photographe aura déposées et qui auront été retenues pour faire partie des galeries téléchargeables. (Voir CPU et tableau fictif de rémunération cliquer ici)

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