Faire face à la misère et en sortir, tous ensemble, c’est possible !

Le 15 mars 2012, un bien mauvais souvenir…

 J’étais tranquillement en train de travailler sur mon Blog lorsque tout à coup, plus rien… Plus de connexion. Je décroche mon téléphone fixe, plus de tonalité. Je regarde mon téléphone portable, « carte SIM inactive »… Orange venait de me priver de tous mes accès au monde extérieur et à mes outils de travail que sont Internet et mon Blog.

J’ai eu l’impression que le monde s’écroulait bien que je m’y attendais tout de même un peu. Au début, j’avais encore la télévision ce qui me permettait de me tenir informé de l’actualité et de pouvoir penser un peu à autre chose qu’à mes problèmes.

Très vite, Orange s’est chargé de se rappeler à mon bon souvenir en ne m’autorisant l’accès aux programmes télévisés qu’à partir de 20h00, puis 21h00 pour finalement me priver aussi totalement de télévision le 3 avril 2012. N’ayant pas les moyens de prendre un démodulateur pour la TNT (même si ce n’est que 30 ou 40€), je me suis retrouvé totalement isolé du Monde extérieur.

Difficile d’imaginer, pour ceux qui ne connaissent pas la misère, quelles sont les conséquences sur une structure psychologique déjà fragilisée par une longue dépression, d’une telle situation. Loin de toute famille, n’ayant que deux amies dans ma région, il y a certains jours qui ont été particulièrement difficiles à vivre. Ce n’est pas avec le RSA que l’on peut se sortir d’un tel engrenage, encore moins si l’on est en surendettement inscrit au Fichier des Interdictions de Crédits aux Particuliers (FICP), ce qui est mon cas.

Quoiqu’en y réfléchissant bien en faisant référence à ce que me disait une ex-compagne, « on ne dépense pas l’argent que l’on n’a pas »… En cela, je suis parfaitement de son avis sauf qu’en ce qui me concerne, j’ai eu recours aux crédits personnels pour payer mes charges fixes à cause des nombreuses déficiences de mon ex-employeur qui mettait parfois plus d’un mois à nous payer nos salaires ou commissions.  Au début, ça passe… mais en cas d’arrêt maladie, ça casse !

Nous sommes certainement des milliers, voire des centaines de milliers, à être dans cette même situation. S’endormir devient un enfer, passer la journée, une torture… On a l’impression de tourner en rond, d’être le chat qui se mord la queue. Toute éventuelle solution qui pourrait se présenter est vouée à l’échec.

Impossible de prendre des rendez-vous car plus de téléphone ; impossible de se déplacer car plus de carburant dans la voiture ; impossible d’aller rendre visite à qui que ce soit pour la même raison ; impossible de se nourrir correctement sans avoir recours aux associations caritatives ; impossible de se soigner normalement pour ceux qui n’ont pas de mutuelle ou de CMU.

« Mais pourquoi ne prends-tu pas un téléphone à carte rechargeable ? » me dit-on régulièrement quand j’ai la chance de pouvoir discuter ou dialoguer sur Internet depuis le Mc Do le plus proche. Pour se faire, il faut encore en avoir les moyens ! Tout simplement ! Même si c’est bon marché, comme le démodulateur TNT, il faut se déplacer donc pouvoir mettre du carburant dans la voiture et lorsque, comme moi, on est à une dizaine de kilomètres des centres urbains et commerciaux les plus proches il faut faire des choix entre manger, fumer, accéder à Internet en allant au Mc Do et consommer un café, mettre de l’essence, etc.

Lorsqu’il nous reste 2 centimes d’euro dans le porte-monnaie, le choix est vite fait : on ne fait rien ! Certes, vous allez me dire, arrête-toi de fumer ! Lorsqu’on a le malheur d’être fumeur, le tabac sert d’anti-stress. C’est exactement comme si l’on me demandait d’arrêter de manger. Et dans ce genre de période, le stress devient le facteur du bon ou mauvais déroulement de la journée. J’ai cependant réduit mes achats de tabac en passant de 8,50€ / jour à 8,65€ pour trois jours (merci le tabac en boite et les tubes !).

Je n’envisage pas une seconde non plus d’aller faire la manche. Je préfèrerai mettre un terme à ma vie que d’avoir à faire ce choix.

Heureusement, malgré toutes mes difficultés, les propriétaires de mon appartement m’ont fait un cadeau en Or ce qui fait que j’ai au moins un toit pour m’abriter. Je pense aujourd’hui à ceux qui n’ont pas cette chance car sans l’élan de solidarité de mes propriétaires, j’étais sur le point de finir dans la rue. Un grand MERCI à eux et puisse leur initiative servir d’exemple de solidarité entre êtres humains.

Il est clair que si je ne leur avais pas fait part de mes énormes difficultés, si je les leur avais cachées, ils n’auraient certainement pas eu cette attitude. Il faut avoir le courage d’être honnête, envers soi et envers les autres et mettre son amour-propre de côté.

Comment en sortir ?

C’est la question que tous ceux qui sont comme moi se posent tous les jours, toutes les nuits, toutes les heures, toutes les minutes. Elle devient obsessionnelle, permanente et nous détruit à petit feu.

J’ai une solution à proposer à celles et ceux qui, eux aussi, connaissent cette détresse indescriptible et qui voudraient bien en sortir.

Soyons solidaires et ne restons plus seul(e)s ! Vous avez toujours Internet ? Tant mieux ! Surtout, essayez de conserver votre accès ! Vous n’avez plus Internet ? Si vous avez un pc portable, tous les restaurants Mc Donald’s ont un accès Wifi gratuit à Internet. Vous n’avez pas de pc portable ? Renseignez-vous dans votre commune ou les communes voisines pour voir s’il existe un accueil Internet municipal ou bien, au pire, il vous reste les cyber-cafés.

Le principal est que nous puissions nous entraider les uns les autres, rester en contact, dialoguer, etc.

Tous Ensemble, nous pouvons créer le plus grand réseau de solidarité national et international qui nous permettra de refaire surface.

Inscrivez-vous sur le blog en suivant ce lien et je vous dis tout d’ici le 15 juin !

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